
Dans un article consacré à l’opposition gabonaise à quatre mois de la présidentielle, l’hebdomadaire Jeune Afrique fait la liste de la quinzaine de prétendants au sein de l’opposition déjà sur les rangs pour affronter le président sortant, très probable candidat à sa réélection. Un véritable inventaire à la Prévert. Extrait.
« L’élection à la magistrature suprême (…) a déjà attiré une quinzaine de candidats. Ce sont pour la plupart des habitués de la politique gabonaise », écrit Jeune Afrique.
Et de citer entre autres : Mike Jocktane, ancien vice-président de l’Union nationale (UN) ; l’ancien premier ministre Raymond Ndong Sima, qui a présenté sa candidature le 14 janvier dernier ; le président du Parti social démocrate (PSD), Pierre-Claver Maganga Moussavou ; l’ancien député du PDG, Bertrand Zibi Abeghe ; peut-être Jean Ping (CNR) à nouveau, quand bien même les sorties du candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 sont désormais rares et que certains le voient davantage comme un « faiseur de roi » ; Guy Nzouba-Ndama (sinon son numéro 2, Séraphin Akure-Davain) pour le compte des Démocrates, premier parti d’opposition à l’Assemblée nationale ; Paulette Missambo de l’UN, ou du moins ce qu’il en reste ; Paul-Marie Gondjout (UNI) ou encore Alexandre Barro Chambrier stipendié par le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui se rêve en candidat principal de l’opposition (lire notre article).
Plus que jamais, l’opposition gabonaise est dispersée « façon puzzle », pour paraphraser la fameuse formule d’Audiard. C’est d’autant plus de mauvaise augure pour elle que, cette année, conformément à la volonté commune de la majorité et de l’opposition exprimée lors de la « concertation pour des élections aux lendemains apaisés » en février dernier, la présidentielle, à l’instar des autres scrutins, se jouera à un seul tour.







