Pour la première fois depuis 1998, une délégation de députés français se rend au Gabon

La délégation de cinq députés français lors d'une réunion ce lundi 6 décembre 2021 à la Primature © DR

Une délégation de députés français, conduite par Jean Terlier, porte-parole du groupe LREM, le parti d’Emmanuel Macron, à l’Assemblée nationale, est arrivée ce lundi matin à Libreville. Elle y séjournera jusqu’à mercredi. Le signe du regain d’intérêt de Paris pour le Gabon. 

C’est un petit événement mais à forte portée symbolique.

Invités par leurs collègues parlementaires gabonais du groupe d’amitié Gabon-France, cinq députés français sont arrivés ce lundi matin à Libreville.

Durant leur séjour de trois jours au Gabon, leur agenda sera particulièrement chargé. Ce lundi, ils ont eu, avec leurs collègues gabonais, une réunion de travail avec le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda.

Plusieurs sujets, très variés, ont été abordés : de la situation des étudiants gabonais en France à la numérisation des documents administratifs.

Demain mardi, la journée sera consacrée à la coopération militaire. Mercredi, les questions d’environnement seront examinées avec la visite du Parc de la Lopé et de plusieurs industries de transformation du bois dans la ZERP de Nkok.

« La venue de députés français ici au Gabon est historique. Elle n’avait plus eu lieu depuis 1998 », s’est réjoui le député Jean Terlier, membre de cette délégation et porte-parole du groupe LREM, le parti d’Emmanuel Macron, à l’Assemblée nationale.

Cette visite intervient alors que les relations entre le Gabon et la France sont au beau fixe. Début novembre, le président Ali Bongo Ondimba a été reçu « très chaleureusement » à l’Elysée par son homologue Emmanuel Macron avec qui il s’est entretenu durant une quarantaine de minutes. Les deux dirigeants ont toujours eu d’excellents rapports interpersonnels.

Pour Paris, le Gabon est représente un enjeu stratégique majeur notamment en raison de son rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique (grâce à son territoire recouvert à près de 88 % par la forêt équatoriale), mais aussi pour des raisons d’influence. Alors que le Gabon s’apprête en juin prochain à rejoindre la grande famille du Commonwealth, Paris fait tout pour maintenir Libreville dans le giron francophone.