Pour Jean-Valentin Leyama, le Gabon a « l’opposition la plus bête du monde »

Jean Valentin Leyama (au centre) est le secrétaire exécutif du parti d'opposition Reagir © Facebook/Réagir Gabon

C’est ce qu’a déclaré le secrétaire exécutif de Réagir, un parti d’opposition, en réaction à l’échec de l’opposition de désigner des représentants pour la concertation sur les élections lancée par le président Ali Bongo Ondimba lundi 13 février.

« Le Gabon doit se gargariser d’un exploit unique, ça n’arrive pas souvent dans toutes les autres disciplines : avoir l’Opposition la plus bête du Monde. Heureusement, les choses sont en cours de clarification naturelle », a déclaré Jean-Valentin Leyama après l’échec de l’opposition à s’accorder sur les 30 noms d’opposants devant participer à la concertation sur les élections.

M. Leyama s’inclut-il dans ce propos ? Il y aurait pourtant de quoi. Lui et les siens, réunis au sein de la plateforme Alternance 2023, ne sont pas pour rien dans cet échec. Ils dénient de fait le droit aux autres composantes de l’opposition, notamment la plateforme conduite par Me Louis Gaston Mayila, de prendre part à cette concertation au motif, pour le moins condescendant, que celui-ci et ses alliés « ne maitrise(raient) même pas une ligne du Code électoral, qui comporte 164 articles en tout. »

« En réalité, Jean Valentin Leyama et les siens ne font que prolonger la guerre lancée à la PG 41 lors du renouvellement du bureau du CGE (…) A l’occasion de la concertation sur les élections, ils souhaitent être les seuls interlocuteurs de la majorité au motif qu’eux seuls maitriseraient techniquement le sujet. Ils s’appuient pour cela sur le mémorandum pour ‘l’amélioration du processus électoral, la limitation des fraudes et les contestations lors des élections qu’ils ont déposé il y a quelques mois à la Cour constitutionnelle », explique un politologue.

Mais du côté de la PG 41, on ne l’entend pas de cette oreille. Pour ce proche de Me Louis-Gaston Mayila, « Réagir, qui n’existe que depuis un an à peine, ne représente rien ni personne. Ce micro-parti n’est présent dans aucune chambre parlementaire ou exécutif local. Et ce n’est pas parce qu’on fait du bruit sur les réseaux sociaux qu’on est légitime », tacle-t-il.

Décidément, l’avant-élection pour l’opposition se présente au plus mal.