
Placé le 3 décembre dernier sous mandat de dépôt dans le cadre de l’opération anti-corruption Scorpion, Noël Mboumba a bénéficié hier soir d’une libération conditionnelle. Ce jeudi, accompagné de son avocat, maître Chansel Gildas Guissiga, il s’est exprimé une douzaine de minutes face à la presse.
C’est tiré à quatre épingles, costume impeccable, avec la mine des bons jours et rasé de frais, comme si ses trois mois d’incarcération n’avait eu aucun prise sur lui, ni physiquement ni moralement, que Noël Mboumba s’est présenté ce jeudi face à la presse.
« Je tiens à remercier aussi l’administration pénitentiaire pour les conditions de détention humaines dont j’ai pu bénéficier tout au long de ma détention », a déclaré à titre liminaire l’ex-ministre du Pétrole. Un message qu’il martèlera à nouveau un peu plus tard.
Interrogé ensuite sur les mauvais traitements qu’auraient subi certains prisonniers, incarcérés pour des soupçons de malversations, celui-ci dément des rumeurs qui ont circulé il y a quelques semaines. « J’ai fait l’objet d’un traitement humain pendant toute la période de ma détention ma détention à la prison centrale de Libreville. Donc je ne reconnais pas ici avoir été victime d’un traitement dégradant en prison. Et je ne peux pas témoigner ici que des personnes ou que j’ai vu des personnes avoir subi des traitement dégradants pendant mon séjour à la prison centrale de Libreville », a-t-il affirmé.
Et Noël Mboumba de se faire plus précis. « Je m’inscris en faux. Je n’ai pas entendu des bruits de personnes qui auraient été torturés par des personnes qui étaient en prison. La prison a été aménagée pour que les détenus que nous étions puissent jouir d’un traitement humain », insiste-t-il.
Un témoignage qui vient fragiliser la ligne de défense de certains prévenus
Ces déclarations de l’ex-ministre du Pétrole, membre de la première heure de l’Ajev et proche de l’ex-directeur de cabinet de la Présidence, Brice Laccruche Alihanga, viennent fragiliser la ligne de défense des avocats de plusieurs détenus dans le cadre de cette vaste opération anti-corruption (ceux de Brice et Grégory Laccruche Alihanga, Christian Patrichi Tanasa et Justin Ndoundangoye en particulier) qui avaient affirmé que leurs clients avaient fait l’objet de violences ou de sévices sexuels il y a quelques semaines dans leur cellule sans toutefois avancer la moindre preuve ou ne fut-ce qu’un seul témoin désintéressé à l’appui de leurs allégations.
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