
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Nicole Jeanine Lydie Roboty, épouse Mbou. Jusqu’à présent ministre déléguée à l’Economie et à la Relance depuis juillet 2020, celle qui fut précédemment directeur général adjoint de la Dette a été nommée ce mercredi ministre de plein exercice en remplacement de Jean-Marie Ogandaga (voir infra), démissionnaire. Une nomination qui vient conforter la place du Gabon comme l’un des trois pays les plus exemplaires en Afrique subsaharienne (avec l’Ethiopie et le Rwanda) en matière de promotion des femmes (lire son portrait).
Olivier Nang Ekomye. L’ancien directeur général de l’Agence nationale de l’urbanisme des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) est la seule personnalité à faire son entrée au gouvernement suite au mini-remaniement de mercredi. Il occupera le poste de ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, en remplacement de Léon Armel Bounda Balonzi, qui conserve son fauteuil de ministre mais avec un portefeuille réduit aux Travaux publics, à l’Equipement et aux Infrastructures (lire notre article).
André Jocelyn Emane. Devenu paraplégique suite à une chute lors d’un tournoi international en Côte d’Ivoire il y a six ans, celui qui représentait l’espoir du judo gabonais bénéficiera de soins appropriés à son état de santé. Suite à une mobilisation dans les médias et sur les réseaux sociaux, le ministère des Sports s’est mobilisé et le Samu social gabonais s’est rendu jeudi à son chevet. Un bel exemple de générosité.
LES FLOPS
Jean-Marie Ogandaga. Victime du scandale des accords transactionnels, jugés excessivement généreux, conclus avec des entreprises pétrolières françaises, le ministre de l’Economie et de la Relance, a été contraint ce mercredi de présenter sa démission. Il a été remplacé dès le lendemain par Nicole Roboty (voir supra). Il aura tenu un an à ce poste (lire notre article).
Paul-Marie Gondjout. Pourtant seul candidat officiellement en lice à la succession de Zacharie Myboto, 82 ans, dont il est le beau-fils, à la tête de l’Union Nationale, il a échoué à se faire élire président de ce parti d’opposition lors de son deuxième congrès qui s’est tenu le weekend dernier. La décision a été reportée « dans trois mois au minimum ». Un signe des profondes dissensions qui traversent cette formation dont l’étoile a beaucoup pâli. Elle ne compte plus aujourd’hui un député et un seul maire dans ses rangs.
René Ndemezo’o Obiang. Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sollicite pour l’année 2021 un budget de 2,4 milliards de FCFA. Reste que cette institution, dont les rapports et avis son peu pris en compte par l’Exécutif, est loin de faire l’unanimité. Beaucoup s’interrogent sur son utilité et pense, qu’en cette période de rigueur budgétaire, la question de sa suppression devrait être posée.







