
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Mohammed VI. Le roi du Maroc a réservé un accueil « royal » à son « frère » le président Ali Bongo Ondimba qui, après Riyad et Glasgow, et avant Paris, a effectué une visite de cinq jours, du 5 au 11 novembre, à Rabat. Le chef de l’Etat gabonais, qui a confessé son émotion, lui a témoigné à nouveau de sa « reconnaissance » notamment pour la prise en charge dont il a bénéficié fin 2018 (lire notre article). Victime d’un AVC qui n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir, Ali Bongo Ondimba avait été accueilli au Maroc pour y subir des soins appropriés et y passer sa convalescence.
Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat français n’a pas caché sa « joie » de revoir son « ami » le président Ali Bongo Ondimba avec lequel il s’est longuement entretenu en tête-à-tête vendredi à l’Elysée en marge du Paris Peace Forum (lire notre article). Alors que le Gabon s’apprête à rejoindre le Commonwealth dans une logique de diversification de ses partenariats, Paris, de plus en plus inquiète de l’érosion de son influence en Afrique francophone, fait les yeux doux à Libreville.
Pierre-Emerick Aubameyang. Grâce à son capitaine qui a ouvert le score sur pénalty à la 54ème minute avant de sortir sur blessure, le Gabon a battu la Libye (1-0) vendredi à Franceville lors de la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 (lire notre article). Hélas, ce résultat n’a pas suffi pour qualifier les Panthères pour la compétition, l’Angola et l’Égypte ayant fait match nul 2 à 2 un peu plus tard dans la soirée. Les Panthères n’ont toutefois pas à rougir : après un départ en demi-teinte, elles ont enchainé les bons résultats et terminent deuxième de leur groupe (avec 7 points) derrière les Pharaons (11 points).
LES FLOPS
Justin Ndoundangoye. Le Tribunal correctionnel spécialisé de Libreville a prononcé ce vendredi le renvoi du procès de Justin Ndoundangoye. L’ancien ministre des Travaux publics devrait être fixé sur son sort le 26 novembre prochain. Accusé entre autres de détournements de fonds publics dans le cadre de la vaste opération anti-corruption Scorpion, il risque plusieurs années de prison ferme, ainsi qu’une grosse amende.
Paul-Marie Gondjout. Samedi 13 novembre, le beau-fils de Zacharie Myboto, donné favori dans la course à la présidence de l’Union nationale, a été battu par Paulette Missambo par une seule voix d’écart sur le 654 votes. Pour l’ex-ministre de l’Éducation nationale et de la Santé sous l’ancien président Omar Bongo Ondimba, il s’agit sans doute d’une victoire à la Pyrrhus. Elle hérite d’un parti fracturé par une longue guerre des clans et qui n’est plus que l’ombre de lui-même comme en témoigne sa représentation au Parlement, aujourd’hui réduite à un seul député (lire notre article).
Total Gabon. L’avenant n°3 au contrat d’exploitation et de partage de production Hylia II jeudi à Libreville. Cet accord consacre la cession des parts de 37,5 % détenus par Total Gabon sur le champ Hylia II à la junior Perenco. Le groupe français poursuit ainsi son désengagement dans les activités pétrolières au Gabon. Pour autant, il ne compte pas, loin de là, se désinvestir du pays. « Nous sommes dans une dynamique qui consiste aujourd’hui, sur des activités Oil & Gas traditionnelles, à nous recentrer sur notre coeur de métier et à continuer de le développer pour le pérenniser. Et, au-delà, à nous redéployer pour accompagner l’Etat gabonais dans la transition énergétique », a déclaré le DG de Total Gabon Stephane Bassene. Peut-être un mal pour un bien en somme.







