
L’ex-premier ministre et sénateur s’en est ouvert hier auprès du président de la Coalition pour la Nouvelle République à l’occasion d’un échange téléphonique.
Après son discours à la Nation et la série de rencontres avec les ressortissants des neuf provinces du pays, Jean Ping tentera de rassembler ses militants samedi 15 décembre au complexe Pierre et Paul à Nzeng Ayong dans le 6ème arrondissement de Libreville.
Son objectif : revendiquer la victoire lors du scrutin présidentiel de 2016, ce que Jean Ping appelle rétablir la vérité des urnes.
Mais pour l’opposant, le pari est loin d’être gagné. L’appel au rassemblement de tous les Gabonais qu’il a lancé le 3 novembre dernier n’a pas été suivi d’effet. De même que les appels à la mobilisation lancés depuis. Ses militants n’ont pas été au rendez-vous.
Jean Ping a ensuite compté sur le mouvement social décrété par Dynamique Unitaire en début de semaine. Las, ici aussi, la mobilisation n’a pas été au rendez-vous.
C’est d’ailleurs l’échec de la mobilisation syndicale qui a poussé Jean Ping a joué son va-tout et organisé un meeting ce samedi. Jusqu’au bout, l’opposant veut profiter de l’occasion historique, pense-t-il, que représentent les ennuis de santé d’Ali Bongo pour tenter de prendre sa revanche sur 2016.
Mais à trois jours du meeting, les principaux lieutenants de Jean Ping sont fébriles. Ils craignent une faible mobilisation, à l’instar de Jean Eyeghe Ndong qui s’en est ouvert directement hier à Jean Ping à l’occasion d’un échange téléphonique.
Pourquoi Jean Ping parviendrait-il à mobiliser davantage ce samedi que lors des semaines précédentes ? A cette question, aucun des lieutenants de l’opposant n’a véritablement de réponse à donner.
Loin du sursaut espéré, le meeting du 15 décembre pourrait bien être pour Jean Ping, qui aura 81 ans lors de la prochaine élection présidentielle, le chant du cygne.







