L’opposant gabonais Jean Ping raillé sur les réseaux sociaux suite à son hommage à Elizabeth II

Jean Ping © Facebook/JP

A 80 ans passés, Jean Ping, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016 au Gabon, aurait-il perdu la main ? C’est le constat fait par de nombreux internautes suite à son message tardif posté sur les réseaux sociaux au sujet de la Reine d’Angleterre.

Il fut un temps où les messages de Jean Ping étaient pris avec sérieux au Gabon. Désormais, chacune de ses sorties ou presque, que ce soit à l’oral ou à l’écrit, est tournée en dérision. Celle du jour ne déroge pas à la règle.

Ce vendredi 9 septembre après-midi, l’opposant gabonais, leader de la CNR, s’est fendu d’un post sur sa page Facebook au sujet de la Reine Elizabeth II. « À l’unisson de l’Afrique, je ressens la vive émotion suscitée par la disparition de la Reine Élisabeth II. Notre continent gardera le témoignage de la noblesse des idéaux auxquels la Reine associait le destin de notre continent. Je salue le parcours d’une rare densité d’une souveraine qui aura marqué son temps, en restant au premier plan du leadership mondial », a écrit sur sa page Facebook et son compte Twitter le leader de la Coalition pour la Nouvelle République…

A peine publié, le message a déclenché un flot de railleries sur les réseaux sociaux. « 24 heures plus tard, Ping sort de son sommeil », écrit Mathias, un Port-gentillais sur Facebook. Une manière de pointer du doigt le manque de réactivité de l’intéressé. En effet, l’essentiel des hommages rendus à la Reine, à l’instar de celui du président Ali Bongo Ondimba, l’ont été dès hier soir. Or, ce n’est que le lendemain, ce vendredi, en milieu d’après-midi, que Ping a posté a présenté les siens. « A l’heure des réseaux sociaux, il faut être réactif. Visiblement, Jean Ping n’est plus dans le coup », déplore Amandine, étudiante à l’UOB et sympathisante affichée de l’opposition.

Mais ça n’est pas tout. Parmi les observations, parfois taquines, souvent moqueuses, qui accompagnent le message de Ping, beaucoup portent sur l’absence de toute mention faite à Charles III. Pour certains, les relations très amicales entre le nouveau roi d’Angleterre (et chef du Commonwealth) et le président gabonais Ali Bongo Ondimba en serait à l’origine. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un impair diplomatique d’autant moins pardonnable que Jean Ping fut 9 durant ministre des Affaires étrangères du Gabon et pendant 4 ans président de la Commission de l’Union africaine.

D’autres internautes, enfin, profitent de l’occasion pour rappeler à Jean Ping sa vive opposition à l’adhésion du Gabon au Commonwealth dont Elizabeth II a été, durant 70 ans, la cheffe.