Le Gabon veut accélérer la réhabilitation de 21 lycées techniques et centres de formation avec le concours de la Banque mondiale

Le premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekalé, a rencontré ce mercredi 24 avril une délégation de la Banque mondiale emmenée par Alice Ouédraogo, la représentante résidente de cette institution au Gabon @ DR

Le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale a échangé mercredi 24 avril avec une délégation de la Banque mondiale, conduite par sa représentante résidente, Alice Ouédraogo. 

Le chef du gouvernement gabonais a rencontré une délégation de la Banque mondiale, conduite par sa représentante résidente, Alice Ouédraogo. Les discussions ont porté sur l’accélération de la mise en oeuvre du Projet de Développement des Compétences et de l’Employabilité (PRODECE), qui a connu « du retard à l’allumage », de l’aveu de même d’un proche du Premier ministre.

Cette séance de travail s’inscrit dans le cadre de l’ambitieuse réforme du secteur de l’éducation décidée en septembre 2018 par les autorités gabonaises qui entend accorder la priorité à l’enseignement technique et professionnel. « Il s’agit de former les jeunes aux métiers sur lesquels il y a des débouchés réels sur le marché du travail et non de les sacrifier en les conduisant par cohortes entières vers les filières d’enseignement général dont la plupart sont devenues des voies de garage », explique un professionnel de la formation qui a participé en août 2018 aux travaux de la task force sur l’éducation.

C’est avec la même volonté de favoriser l’enseignement technique et professionnel que le gouvernement a récemment revu les conditions d’attributions des bourses étudiantes aux futurs bacheliers. Une réforme provisoirement suspendue suite à des protestations de rue de la part des lycéens et collégiens et au lancement mardi 16 avril d’un dialogue social avec les syndicats.

Pour rappel, le PROCEDE est un projet initié en mai 2018 et financé par la Banque Mondiale à hauteur de 100 millions de dollars. Il vise, d’une part, à réhabiliter 21 lycées techniques et centres de formation et le développement des compétences dans les secteurs porteurs de croissance au Gabon ; d’autre part, à améliorer l’employabilité de 6 500 jeunes sur une période de 5 ans, soit de 3 500 diplômés des écoles d’enseignement technique et de formation professionnelle et 3 000 jeunes déscolarisés.