
Ce plan d’urgence prendra effet dès la semaine du 15 décembre pour s’achever le 5 janvier 2020, le temps de mettre en place des solutions définitives.
Après que le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, a tapé sur la table en milieu de semaine dernière, le gouvernement s’est aussitôt emparé de la problématique de l’insalubrité et du manque d’éclairage public dans les communes de Libreville, Akanda et Owendo.
Une première réunion de travail s’est tenue jeudi dernier autour du premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, pour dresser le constat de la situation, suivie d’une seconde ce lundi 9 décembre destinée à proposer des solutions concrètes. Autour de la table, se sont retrouvés le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, le ministre de la Défense, Rose Christiane Ossouka Raponda, ou encore le Haut-commissaire à l’environnement et les maires des trois communes d’Akanda, de Libreville et d’Owendo.
Des propositions concrètes en sont ressorties, en particulier le fait de déléguer temporairement la réhabilitation de l’éclairage public au génie militaire et, surtout, la gestion du ramassage des ordures ménagères. 500 bacs à ordures viendront, dans le cadre de cette opération, s’ajouter aux 500 autres déjà opérationnels. Depuis que Clean Africa a rendu son tablier en raison d’impayés (ce que conteste la mairie de Libreville), la situation sanitaire n’avait cessé d’empirer.
Ce plan d’urgence prendra effet dès la semaine du 15 décembre pour s’achever le 5 janvier 2020. Il ne s’agit toutefois que d’une mesure d’urgence temporaire devant permettre aux populations de passer des fêtes en toute sérénité, selon le premier ministre.
En parallèle, le gouvernement travaille sur un plan de mesures pérennes, à mêmes de remédier durablement à la situation, aussi bien en matière de lutte contre l’insalubrité que de réhabilitation de l’éclairage public, dont les lacunes nourrissent un sentiment d’insécurité.
Priorité à la résolution des problèmes du quotidien
Depuis quelques mois, Ali Bongo Ondimba, qui avait été contraint de déléguer suite à un AVC survenu en octobre 2018, a repris l’ensemble des commandes du pays. Après s’être beaucoup investi dans le champ régalien (sécurité intérieure, défense, diplomatie) depuis son retour définitif fin mars au Gabon, le numéro un gabonais a derechef fait ces dernières semaines de l’amélioration des conditions de vie au quotidien des populations sa priorité.
Outre la question de l’insalubrité et du manque d’éclairage public, Ali Bongo Ondimba a, ces derniers jours, mis sous pression son gouvernement pour qu’il apporte des réponses rapides suite aux inondations dans le Moyen-Ogooué et la Ngounié ou encore en vue de la réhabilitation du réseau routier, notamment l’axe Ntoum – Kango sur le RN1.
![[Urgent] Menacé de mort après avoir révélé les propos criminels d’un candidat de l’opposition, le correspondant de l’AFP et de France 24 au Gabon placé sous protection policière](https://lalibreville.com/wp-content/uploads/2023/08/screenshot-20230823-225427-telegram-218x150.jpg)






