
En pleine forme politique, le Parti démocratique gabonais, majoritaire au Gabon, tiendra son congrès ce vendredi 23 décembre. Le président Ali Bongo Ondimba y fera un discours très attendu.
Ce 12ème congrès ordinaire, organisé sous le thème de la « Renaissance et de l’unité », se tient à huit mois de la date prévue pour l’élection présidentielle.
S’il n’a pour l’heure pas encore officialisé sa candidature à cette élection, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, qui est aussi le président du PDG, devrait, selon toute probabilité, se représenter.
Certains espèrent qu’il l’annoncera lors de ce congrès. Le numéro un gabonais y fera un discours très attendu.
Jamais Ali Bongo Ondimba ne s’est présenté à une échéance électorale autant en position de force. Il peut à la fois compter sur un bon bilan et sur de solides perspectives. Après un premier mandat et une première partie de second mandat contrastés en raison de son entourage, le président Ali Bongo a redressé la barre depuis 2019. Il s’est attaché les services de nouveaux collaborateurs, mélange d’expérience et de jeunesse, animés par une éthique de travail différente et un souci plus marqué de l’efficacité.
Les résultats ne se sont pas faits attendre. Le Gabon a remarquablement surmonté la difficile période Covid. Il a remis en marche la machine économique et intensifier la réforme de l’Etat. La dette publique, qui avoisinait les 80 % du PIB, il y a quelques années, est attendue en 2023 par le FMI à 55 %.
Face au chef de l’Etat, l’opposition est profondément divisée. Ses principales figures se disputent la succession de Jean Ping, trop âgé pour se représenter. Focalisée sur la critique de la majorité et sans véritable programme, l’opposition peine, aux yeux des Gabonais, à incarner une alternative crédible.







