Gabon : L’opposant Séraphin Akure-Davain nommé co-président de la concertation sur les élections dont les travaux démarrent ce jeudi

Ali Bongo Ondimba échangeant avec Séraphin Akure-Davain 13 février 2023, au jour de l'ouverture de la concertation majorité-opposition sur les élections, au Palais Rénovation © Communication présidentielle

Après le retard pris en raison de l’incapacité de l’opposition à s’accorder sur une liste commune de représentants, les travaux de la concertation sur les élections vont enfin pouvoir démarrer ce jeudi 16 février.

Le ministre de l’Intérieur a donc dû prendre ses responsabilités. Les délégués de l’opposition ont été choisis, non pas de manière arbitraire comme l’ont laissé sous-entendre de manière fallacieuse certains opposants, mais sur la base de la représentativité de leurs partis au sein des deux chambres du Parlement, au sein des conseils locaux mais aussi sur le fait que le noms des délégués apparaissent sur plusieurs listes déposées par les différents regroupements ou plateformes de l’opposition.

Au-delà de la liste des délégués, le bureau de la Concertation a été mis en place avec pour représentants du côté de l’opposition Séraphin Akuré Davin (Les Démocrates) comme co-président, Louis Gaston Mayila et Bonaventure Nzigou Mamfoumbi comme co-vices présidents, Laurent Angué Mezui (RPG) et Joël Ngouénini (camp Ping) comme co-rapporteurs.

Le choix de Séraphin Akuré Davin est logique puisqu’il est le président du groupe d’opposition le plus nombreux à l’Assemblée nationale. Les Démocrates y comptes dix représentants.

Sans surprise, Paulette Missambo (UN), Jean-Valentin Leyama (Réagir), Alexandre Barro Chambrier (RPM) ne sont pas venus.

Pierre-Claver Maganga Moussavou, quant à lui, est venu mais il est reparti pour n’avoir pas été choisi comme co-président. Il a même demandé qu’un poste spécial soit créé pour lui compte tenu de son statut d’ancien vice-président de la République. Une proposition rejetée également par ses camarades de l’opposition.
Furieux de ce double rejet, Maganga Moussavou, poussant l’inélégance jusqu’à l’extrême, a tiré par le bras son épouse pour la contraindre, elle aussi, à quitter la salle. Ce qu’elle n’aurait pas fait manifestement de son plein gré.