
Faute d’avoir obtenu gain de cause en termes de nombre de délégués devant participer à la concertation sur les élections, l’Union nationale (UN), Réagir et le PRC s’en sont retirés. Ce faisant, ils prennent le risque, comme lors du renouvellement du bureau du CGE, de regarder le train passer.
« Pour ce qui concerne l’opposition, relèvent-ils, nous constatons que la liste de ce camp politique est la juxtaposition de 33 formations politiques distinctes. Certains, parmi ces partis politiques sont représentés au gouvernement, d’autres affichent leur soutien au chef de l’État, se réclament du centre ou figurent au nombre de la trentaine de partis politiques légalisés par le ministre de l’Intérieur il y a quelques semaines seulement », ont, dans une déclaration commune faite ce jeudi 16 février, indiqué les représentants de l’UN, de Réagir et du PRC.
Pour ces partis, regroupés au sein de la plateforme Alternance 2023, les représentants de l’opposition lors de ces concertations ne seraient ainsi pas légitimes au motif qu’ils ne seraient pas représentatifs. Pourtant, figurent parmi ces représentants Les Démocrates qui comptent dix députés à l’Assemblée nationale. L’un d’entre eux, Séraphin Akure-Davain, a même été nommé co-président de cette concertation.
Du côté de la PG 41, une autre plateforme de l’opposition, on ne tarit pas de critiques vis-à-vis de la stratégie des partis regroupés au sein d’Alternance 2023. « Pour ces formations politiques, nous ne serions pas représentatifs. Mais ils oublient qu’à eux trois, l’UN, Réagir et le PRC ne totalisent qu’un seul député à l’Assemblée nationale. Et Réagir n’existe officiellement que depuis un an. Où est donc leur légitimité ? », s’interroge un proche de Me Mayila.
Pour Les Démocrates, la stratégie des partis ayant choisi le retrait (l’UN, Réagir, le PRC, mais aussi le RPM ou le PSD), est tout simplement suicidaire. « Agir comme ils le font en se retirant, c’est faire le jeu du pouvoir. Ils n’ont donc tiré aucune leçon du boycott des élections de 2018 qui ont mené l’opposition dans le mur ? Ces gens-là se condamnent à regarder les trains passés et à subir les événements qui ne dépendront pas d’eux », déplore un député Les Démocrates. Des divergences stratégiques qui témoignent de la profonde division qui fracture l’opposition gabonaise.







