
Son fondateur, François Ndjimbi, a indiqué sur Facebook qu’il ne se soumettrait pas à la décision du régulateur gabonais des médias.
Pour Gabon Review, c’est la deuxième suspension en quelques semaines. La première, décidée début juillet, avait été motivée par le non-respect d’une obligation d’enregistrement et de déclaration à laquelle sont soumises l’ensemble des médias gabonais auprès de la HAC.
Cette fois-ci, le motif de la suspension temporaire de trois mois n’a pas été rendu publique. L’AFP évoque un manque de respect de Gabon Review à l’égard de la HAC. D’autres sources parlent, elles, d’un traitement biaisé de l’actualité par ce site d’information, réputé pour son engagement militant auprès de l’opposition radicale.
Ce serait le cas en particulier dans l’affaire de l’action en justice introduite par un collectif d’opposants pour tenter de contraindre le président Ali Bongo à une expertise judiciaire devant attester de sa capacité à diriger le pays. Gabon Review a publié pléthore d’articles sur cette affaire… « que l’on peut qualifier de partiels et partiaux », estime une source proche de la HAC.
A ce sujet, celle-ci pointe du doigt une omission de la part du site d’information. « A aucun moment ce site internet (Gabon Review) n’a indiqué que son fondateur, François Ndjimbi, était le frère de l’un des plaignants, Franck Ndjimbi, qui est membre du collectif Appel à agir. L’honnêteté intellectuellement aurait voulu que le lecteur en soit informé », fait observer cette source.
Ce soir, sur Facebook, en empruntant volontiers au vocabulaire de la martyrologie, François Ndjimbi a indiqué qu’il ne se soumettrait pas à la décision de la HAC. « Raphaël Ntoutoume Nkoghe a décidé de la fermeture de Gabonreview pour 3 mois au motif que nous aurions manqué de respect à la HAC. Nous ne nous exécuterons pas, quitte à ce qu’il y ait emprisonnement ou mort d’homme. Les rébellions naissent de l’abus de pouvoir et de l’impossibilité de recours pour les opprimés », a écrit, un brin emphatique, M. Ndjimbi.
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