
Ce mercredi 7 octobre, le président de l’Union Démocratique et Républicaine (UDERE), Victor Missanda, n’a pas eu de mots assez durs à l’encontre de certains responsables religieux qui font pression sur le gouvernement pour rouvrir vaille que vaille leurs lieux de culte, fermés en raison de la situation sanitaire.
Face à la remontée subite de la pandémie de Covid-19 dans certaines régions du monde, la prudence doit être de mise. C’est le message qu’a tenu à faire passer Victor Missanda, le président de l’UDERE, parti membre de la majorité présidentielle, ce mercredi 7 octobre à l’occasion d’une déclaration publique.
Après avoir salué la décision le weekend dernier du gouvernement de proroger l’état d’urgence sanitaire pour une durée de 45 jours (lire notre article), M. Missanda a fustigé l’« attitude empressée » de certains responsables religieux qui veulent rouvrir toutes affaires cessantes leurs lieux de culte au risque de faire repartir l’épidémie dans le pays.
Le président de l’UDERE a en effet dénoncé « l’attitude peu raisonnable de certains responsables religieux qui veulent à tout prix célébrer les messes contre les mesures gouvernementales impérieuses à la préservation de la santé de nos populations ». Et celui-ci de rappeler notamment la position très claire du Vatican qui appelle « les responsables de l’Eglise catholique dans le monde à ne pas célébrer d’offices religieux sans autorisation préalable des autorités de leurs pays ».
Au Saint-Siège à Rome, l’empressement de l’archevêque de Libreville, Mgr Jean-Patrick Iba-Bâ, de vouloir rouvrir les Eglises sans tenir compte des consignes des autorités est très sévèrement jugé (lire notre article).







