
C’est l’une des mesures phares issues de la concertation bipartisane sur les élections qui s’est déroulée au Gabon du 13 au 23 février. L’une également à avoir fait le plus consensus au final, malgré les divergences de départ, au sein de l’opposition comme de la majorité : la suppression d’un second tour pour toutes les élections. Ce vendredi 24 février à l’occasion d’une conférence de presse, le chef du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a présenté les nombreux avantages d’une mesure qui pourrait faire des émules ailleurs en Afrique.
« Une élection à un tour permet d’avoir les résultats très rapidement. Elle permet de mobiliser l’électorat une seule fois, de mobiliser l’administration une seule fois, de mobiliser toutes les ressources une seule fois, et d’avoir le résultat aussitôt », a indiqué M. Bilie-By-Nze.
Avec conviction et force argumentation, le premier ministre a expliqué ce vendredi 24 février, lors d’une conférence de presse au lendemain de la clôture de la concertation bipartisane sur les élections, que le Gabon ne peut se permettre d’organiser un deuxième tour de l’élection présidentiel en 15 jours. « Une opération difficile à réaliser et très dangereuse pour un pays dont la démocratie et l’économie sont en construction », a-t-il souligné.
Et, « au-delà de quinze jours entre les deux tours, ça n’a plus de sens car c’est trainer en longueur et ça un impact très négatif sur le taux de participation », précise un membre de son cabinet. « Par ailleurs », ajoute celui-ci, « supprimer le second tour pour toutes les élections sauf pour la présidentielle n’aurait aucun sens ; ça annihilerait complètement le bénéfice recherché sur un point de vue politique, économique et social ».
« C’est un consensus qui n’a pas été simple à obtenir mais c’est un consensus sur lequel nous nous sommes finalement parvenus et qui permettra demain de reprendre l’activité économique très rapidement au lendemain des élections », s’est réjoui le premier ministre.
Cette mesure présente de si nombreux avantages qu’elles pourraient, selon les politologues, être rapidement reprises dans les autres pays africains pour lesquels le Gabon fait souvent figure, quel que soit le domaine, de modèle.







