Gabon : Le PDG condamne l’appel au coup d’Etat et à l’insurrection de Jean Ping sur France 24, y voyant une « tentative désespérée de se relancer » à un an de la présidentielle

Le conseiller du Distingué camarade président auprès du secrétaire général du Parti, Stéphane Germain Iloko Boussengui, © La Libreville/capture d’écran (PDGGabon)

Deux jours après le gouvernement, le Parti démocratique gabonais (majorité), a, ce vendredi 4 mars, par la voix du conseiller du Distingué camarade président (Ali Bongo Ondimba, NDLR) auprès du secrétaire général du Parti (Eric Dodo Bounguendza, NDLR), Stéphane Germain Iloko Boussengui, vigoureusement condamné les propos tenus lundi par Jean Ping sur la chaine de télévision France 24, y voyant une tentative désespérée de se relancer de la part de l’ex-leader de l’opposition en perte de vitesse. Nous reproduisons ici dans son intégralité son intervention. 

Chers camarades, chers compatriotes,

Le lundi 28 février 2022, dans un entretien sur France 24, chaine du service public français, M. Jean Ping a tenu des propos séditieux, appelant à un coup d’Etat et à une insurrection populaire.

Ces propos récurrents de Monsieur Jean Ping témoigne de sa volonté de mettre à mal le socle républicain et la cohésion sociale dans notre pays.

A la suite du gouvernement, le Parti démocratique gabonais condamne avec la plus grande fermeté cette déclaration.

Le PDG rappelle son attachement à la paix civile et au respect de l’ordre constitutionnel. A cet égard, il souligne que le seul et unique moyen d’accession à l’exercice du pouvoir reste la voie élective.

Le PDG n’est pas responsable de l’isolement politique dans lequel le candidat malheureux  l’élection présidentielle de 2016 se trouve aujourd’hui.

Le traumatisme provoqué par le départ successif de ses principaux soutiens politiques ne saurait justifier la radicalisation de son discours.

Le PDG en conclut que cet énième sortie de M. Jean Ping est un tentative désespérée de se relancer.

Voyant se rapprocher inexorablement l’échéance présidentielle de 2023 et en décidant de pratiquer la politique honteuse et irresponsable de la terre brûlée, M. Jean Ping s’exclut tout seul du jeu politique national.

Chers camarades, chers compatriotes,

Le PDG, conscient de sa responsabilité historique devant le peuple gabonais et garant de l’héritage de paix et de concorde légué par les Pères fondateurs, ne peut tolérer que quiconque le mette à mal au nom de ses ambitions contrariées.

Aussi, le PDG invite-t-il l’ensemble de ses militants et militantes, ainsi que la communauté nationale à faire preuve de discernement et de vigilance.

Je vous remercie. »