
Le sujet a en tout cas été mis sur la table par Lucie Milebou-Aubusson dans son discours d’ouverture de la première session ordinaire du Sénat lundi 2 mars. Le mandat des sénateurs qui arrive à échéance en 2021 pourrait donc être prolongé jusqu’en 2023 afin de l’aligner sur celui des élus locaux.
« Ce débat, loin d’être récent et original à notre pays, avait été soulevée par les Sénateurs eux-mêmes il y a deux ans. Quoiqu’il en soit, nous restons persuadés que la préoccupation qui est soulignée, entre le mandat des Sénateurs et celui des élus locaux, finira par trouver son épilogue, en vue de renforcer son unité et de raffermir la démocratie parlementaire bicamérale », a déclaré lundi Lucie Milebou Aubusson.
« La même problématique, s’est posée sous d’autres cieux, en particulier en Afrique, et des solutions idoines ont été trouvées (…) Nous restons persuadés, que la préoccupation qui est soulignée, entre le mandat des sénateurs et celui des élus locaux, finira par trouver son épilogue, toujours dans l’intérêt de la République, en vue de renforcer son unité et de raffermir la démocratie parlementaire bicamérale », a complété la présidente de la deuxième chambre.
Pour rappel, deux solutions ont été envisagées pour remédier au décalage entre les mandats sénatoriaux et locaux. La première consistait en la dissolution du Sénat et l’élection d’une nouvelle chambre. Une solution un temps évoquée mais caduque aujourd’hui, les dernières élections locales ayant eu lieu depuis (en octobre 2018). La deuxième option, toujours d’actualité, est celle de la prorogation de deux ans du mandat actuel des sénateurs, de mars 2021 jusqu’en 2023, année du terme du mandat des élus locaux. C’est manifestement vers cette deuxième solution que les autorités gabonaises semblent aujourd’hui se diriger.







