Gabon : La confédération syndicale Dynamique unitaire affirme que quatre de ses membres auraient été arrêtés

Bien qu'interdite, la manifestation de Dynamique Unitaire a été maintenue ce mercredi 5 février (archives) © DR

L’information, à prendre avec des pincettes, n’a pas été confirmée par les autorités. 

Selon un communiqué de la confédération syndicale, quatre de ses membres auraient été interpellés par des agents de la police nationale ce mercredi 5 février au matin alors qu’ils tentaient de se regrouper Place de l’indépendance près du bord de mer à Libreville dans le cadre d’une manifestation interdite la veille par le ministère de l’Intérieur.

Quelques heures plus tard, un communiqué, au ton résolument alarmiste, a été adressé aux rédactions des sites d’information en ligne, dont La Libreville.

Dans la foulée, l’opposition radicale, proche de Dynamique Unitaire, a saisi la balle au bond pour alimenter le moulin de la critique contre les autorités. « Au nom de l’obligation de respecter la Constitution qui garantit la liberté de manifester, la répression exercée ce jour contre Dynamique Unitaire et les forces vives est une fois de plus inadmissible. Ceux qui en décident doivent savoir qu’ils engagent leur responsabilité », a écrit cet après-midi sur son compte Twitter, Jean Ping, le leader de la CNR.

Mais l’information sur ces interpellations est à prendre avec des pincettes. D’une part, elle n’a pas été officiellement confirmée par les autorités. D’autre part, « quand bien même ces interpellations auraient eu lieu, il s’agirait d’un acte normal dans le cadre du maintien de l’ordre car, faut-il le rappeler, ce rassemblement avait été interdit ; et les personnes interpellées, si elles n’ont pas déjà été relâchées, le seront sans aucun doute dans les heures qui viennent », explique une source policière.

Pour beaucoup, il s’agit davantage de Dynamique Unitaire, confédération syndicale très politisée, d’une stratégie de communication : crier à la répression et se victimiser en dramatisant la situation afin d’attirer l’attention des médias et dépeindre ainsi le Gabon comme un pays autoritaire.