Gabon : Jessye Ella Ekogha dresse le bilan de la « longue et fructueuse » tournée diplomatique du président Ali Bongo Onbimba

Le porte-parole de la Présidence de la République, Jessye Ella Ekogha, lors de sa conférence de presse de ce mercredi 17 novembre 2021 © DR

Dans son propos liminaire à l’occasion de sa conférence de presse ce mercredi 17 novembre, le porte-parole de la Présidence de la République est revenu en détail sur la récente tournée de trois semaines (à laquelle il a participé de bout en bout) du chef de l’Etat gabonais qui l’a successivement conduit à Riyad, Glasgow, Rabat et Paris. Nous le reproduisons ici dans son intégralité.

« Bonjour à tous.

Ravi de vous retrouver pour ce point de presse.

Je serai le plus concis possible dans mon propos liminaire. Celui-ci comportera un seul point : la longue et fructueuse tournée diplomatique du Président de la République Ali Bongo Ondimba.

D’autres sujets pourront être abordés, si vous le souhaitez, en deuxième partie lors des questions-réponses.

Commençons sans plus tarder par la tournée diplomatique du Président Ali Bongo Ondimba. Une tournée à la fois longue en durée (trois semaines) et fructueuse en retombées. Tournée à laquelle j’ai eu l’honneur et le privilège de participer de bout en bout.

Cette tournée a débuté le 25 octobre dernier à Riyad, en Arabie Saoudite. A l’invitation du Roi Salmane Ibn Saoud et du Prince héritier Mohammed ben Salmane, le chef de l’Etat a participé à la conférence « Future Investment Initiative », en présence de certains des plus grands dirigeants de la planète.

Cette conférence a été l’occasion pour le chef de l’Etat de promouvoir le Gabon en tant que destination privilégiée en Afrique centrale pour les investissements extérieurs. Le Gabon est en effet particulièrement bien positionné dans l’économie du futur qui devra être la plus décarbonnée possible.

Dans la foulée, le chef de l’Etat s’est rendu à Glasgow pour participer à la COP 26. A cette occasion, j’ai pu mesurer l’importance diplomatique de notre pays sur la scène internationale. Le Gabon est un acteur majeur de la lutte contre le réchauffement climatique. Notre territoire est recouvert à plus de 85 % par l’épaisse forêt équatoriale, l’un des deux poumons verts de la planète, et les politiques mises en œuvre au Gabon pour protéger la forêt – tout comme d’ailleurs la biodiversité – sont parmi les plus exigeantes au monde.

Preuve de l’importance du Gabon sur la scène diplomatique, en particulier sur la question climatique, qui est « le » sujet du siècle : le Président Ali Bongo Ondimba a été la 7ème personnalité à s’exprimer le 1er novembre dernier, jour de l’ouverture de la COP 26, juste après le Premier ministre Boris Johnson, les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron ou encore le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

J’en profite pour faire une parenthèse en rappelant les propos récents de l’ambassadeur de l’Union européenne au Gabon, Mme Rosario Bento Pais. Voici ce qu’elle a déclaré ce lundi à l’issue de son entretien avec Mme le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda : « Le Gabon est très important pour l’Union européenne bilatéralement, régionalement et internationalement ». Une déclaration suffisamment explicite pour qu’elle se passe de commentaire…

La COP 26 a également été l’occasion pour le Président de la République d’échanger avec les plus grands dirigeants de la planète : le président américain Joe Biden ou encore la chancelière allemande Angela Merkel. Le chef de l’Etat s’est également entretenu avec le président en exercice de l’Union africaine, M. Félix Tshisekedi. Il a aussi fait le point sur le processus d’adhésion du Gabon au Commonwealth, avec la secrétaire générale de l’organisation, Mme Patricia Scotland.

La COP 26 a débouché sur un accord. Certains regardent le verre à moitié vide. Nous, nous préférons regarder le verre à moitié plein. La lutte contre le réchauffement climatique est un processus. D’une COP à l’autre, nous progressons. Pas toujours au rythme auquel l’Afrique en général, et le Gabon en particulier, souhaiteraient. Mais nous progressons. Il faut continuer à se battre. C’est ce que le Président Ali Bongo Ondimba fera. C’est la meilleure attitude à avoir. Jouer les Cassandre ne sert à rien.

Quelques jours plus tard, le 5 novembre, le chef de l’Etat a atterri à Rabat au Maroc où il a effectué une visite de travail et d’amitié de six jours. Le jeudi 11 novembre, le Président de la République s’est entretenu officiellement en tête-à-tête avec Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Nul besoin de vous rappeler les liens, très puissants, qui les unissent. Le président de la République, qui n’a pas caché son émotion de se retrouver à nouveau au Maroc, a d’ailleurs redit sa « reconnaissance » envers le Roi pour tout le soutien que celui-ci lui a apporté ces dernières années.

Pour le reste, le séjour a été très studieux. Le président a eu plusieurs réunions de travail, plusieurs entretiens. Les questions de coopération bilatérale ont été abordées, de même que les sujets d’intérêt continental et international. Pour avancer, l’Afrique a besoin de pays moteurs. Le Gabon comme le Maroc en font partie.

Enfin, le 12 novembre, le Président de la République était à Paris avec un programme très chargé. Le chef de l’Etat a participé à la conférence générale de l’UNESCO, ainsi qu’aux festivités entourant le 75ème anniversaire de l’institution. Il était d’ailleurs l’un des cinq chefs d’Etat africains invités pour l’occasion.

Le président de la République a également délivré un message sous format vidéo diffusé lors du Paris Peace Forum qui a eu lieu du 11 au 13 novembre. Je vous recommande d’ailleurs, si vous ne l’avez pas déjà fait, d’écouter ce discours qui donne la vision du chef de l’Etat sur les fractures mondiales et la façon concrète d’y remédier.

Surtout, ce même vendredi 12 novembre, le chef de l’Etat a été longuement reçu à l’Elysée par son homologue, le président Emmanuel Macron. L’entretien, en tête-à-tête, a duré une bonne trentaine de minutes. La discussion a été à la fois très chaleureuse et extrêmement constructive. Preuve de la capacité de notre Président à entretenir d’excellentes relations avec plusieurs partenaires : les partenaires traditionnels comme ceux issus des pays émergents ; les partenaires francophones comme anglophones. C’est un talent. A l’évidence, tout le monde ne l’a pas.

Après trois semaines passées à l’extérieur, le chef de l’Etat est rentré ce weekend à Libreville. Il s’est aussitôt mis au travail. Dès lundi, il s’est longuement entretenu avec Mme le Premier ministre. Les questions domestiques restent bien entendu la priorité du Président de la République qui attend du Gouvernement, sur tout une série de sujets, des résultats à la fois rapides et tangibles, mais aussi durables. L’amélioration du quotidien des Gabonais et la préparation de leur avenir reste l’objectif numéro un du Président. »

Voir l’intégralité de la conférence de presse du porte-parole de la Présidence de la République du mercredi 17 novembre 2021 en cliquant sur ce lien