
Comme La Libreville l’avait annoncé en septembre dernier, l’ancien ministre Alexandre Désiré Tapoyo, après avoir claqué la porte du PDG, rejoint son parti d’origine, le CLR. Mal en point, ce dernier accueille avec soulagement ce « renfort ».
Il ne rejoint pas le CLR comme un simple militant de base. Selon une décision signée récemment par le délégué général du parti, Nicole Assélé, Alexandre Désiré Tapoyo est nommé délégué général adjoint, chargé de l’implantation et de la stratégie électorale du parti. L’intitulé du poste, ainsi que son rang hiérarchique ont été l’objet d’âpres discussions en interne, fait-on savoir du côté du CLR.
Alexandre Désiré Tapoyo avait été exclu du CLR, un parti centriste, il y a deux ans pour insubordination. En réalité, il avait fait les frais de son rapprochement avec le PDG dont il attentait beaucoup après son adhésion en septembre 2017. Sans doute beaucoup trop.
Qualifié d’« homme politique opportuniste » par le site d’information Gabonactu.com, Alexandre Désiré Tapoyo était entré au gouvernement comme ministre des Droits humains sous l’étiquette du CLR durant le premier mandat d’Ali Bongo Ondimba. Après son limogeage, il cherchait à rebondir. Multipliant les sorties médiatiques, il finit par décrocher le poste de président du conseil d’administration de la Société gabonaise des transports (SOGATRA) dont il finira par être viré, faute de résultats.
C’est alors qu’il brigue en février dernier, après avoir été élu conseil municipal à Libreville, les fonctions de maire adjoint avec une importante délégation. En vain. Rebelote en juin dernier. Au moment de la nomination du nouveau gouvernement de Julien Nkoghe Bekalé, Alexandre Désiré Tapoyo avait fait des pieds et des mains, multipliant les coups de fil pour tenter de décrocher un maroquin. Las, ses espoirs seront à nouveau déçus (lire notre article).
Prétextant d’un « climat délétère » au sein du parti majoritaire, Alexandre Désiré Tapoyo, que ses relations dépeignent comme « désabusé » et « revanchard », finit par claquer la porte en septembre dernier du PDG pour rejoindre quelques semaines plus tard sa famille politique d’origine qu’il n’a pourtant cessé de critiquer ces dernières années. Il rejoint un parti moribond qui ne compte plus qu’un seul député (Julien Assoumou) et qui a perdu une grande partie de ses élus municipaux lors des élections d’octobre 2018.







