Gabon : Face aux menaces de radiation et de suspension de salaire à l’encontre des enseignants grévistes, la Conasysed et la Sena temporisent

Les représentants de la Conasysed et de la Sena à l'issue d'une précédente conférence de presse © DR

Réunis ce week-end écoulé en assemblée générale à l’école Martine Oulabou, les enseignants grévistes membres de la coalition Conasysed-Sena se sont résolus à accepter le « temps mort » d’un mois sollicité par le gouvernement.

Réunis en assemblée générale ce weekend à l’école Martine Oulabou, les enseignants grévistes ont, à l’unanimité, accepté le « temps mort » sollicité par le gouvernement.

Cette période correspond à la durée des vacances scolaires de fin d’année. Le gouvernement a décidé que celles-ci seraient anticipées et démarreraient à compter de ce lundi 13 décembre 2021 et ce, jusqu’au lundi 10 janvier 2022.

Cette trêve devrait être mise à profit de part et d’autre pour trouver un terrain d’entente en vue de la reprise effective des cours dès janvier 2022.

La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) et le Syndicat de l’éducation nationale (SENA), qui représentent à peine plus de 10 % des professeurs, est en grève depuis le 27 septembre dernier pour des raisons mêlant à la fois des revendications corporatistes et politiques. Beaucoup des leaders de ces organisations sont en effet proches de l’aile radicale de l’opposition.

Ce mouvement finit par excéder les parents et les élèves. La semaine dernière, les élèves des lycées de Mouila (Ngounié) et de Tchibanga (Nyanga) dans le sud du Gabon ont manifesté lundi dans la rue pour protester contre le manque d’enseignants dans les salles de classe à cause de cette trop longue grève.

Selon plusieurs syndicalistes, les menaces de radiation et de suspension de traitements, brandies la semaine dernière par le ministre de l’Education nationale, Patrick Daouda-Mouguiama, expliquent en grande partie le fait que les organisations en grève mettent aujourd’hui de l’eau dans leur vin.