Gabon : Ex-bras droit de Jean Ping, l’ancien premier ministre Jean Eyeghé Ndong soutiendra officiellement Ali Bongo Ondimba à la présidentielle de 2023

Jean Eyeghé Ndong et le membre du bureau politique PDG, Nestor Ayi, le 12 juin 2022, à Nkembo (Libreville) © DR

Après son retentissant départ de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) la semaine dernière, le nouveau haut-commissaire à la République s’est rendu le week-end dernier auprès de ses militants du deuxième arrondissement de Libreville pour expliquer son choix en vue de la présidentielle de 2023.

Jean Eyeghé Ndong soutiendra bien Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle de 2023 si celui-ci se porte candidat.

Le haut-commissaire de la République l’a annoncé le 12 juin dernier lors d’une causerie politique dans le 2e arrondissement de Libreville avec sa base politique organisée par le Comité d’actions politiques (Cap 2023) dont il est l’initiateur.

Après de longs mois d’absence sur le terrain, le natif de Nkembo avait à cœur de s’expliquer sur ses nouvelles options politiques et sur son positionnement à moins de quinze mois du prochain scrutin présidentiel.

« Je vous le dis sans ambages, Ali Bongo candidat à la prochaine élection présidentielle, je le soutiendrai », a déclaré l’ancien premier ministre sous les applaudissements nourris de sa base.

C’est pour lui, le choix de la raison. « On fait de la politique avec la tête, et non avec le cœur », a-t-il dit à ses militants, les invitant également à se joindre à lui pour apporter un soutien massif au chef de l’État.

Coup très dur porté à Jean Ping

Pour l’heure, l’ancien premier ministre fait le choix de rester en dehors du PDG dont il a démissionné en 2009 pour « des raisons personnelles ». « Je suis parti. Je ne peux plus y revenir. En revanche, je peux soutenir Ali Bongo dans une autre plateforme comme le CAP 2023, à défaut de créer une autre structure politique », a-t-il déclaré.

Le soutien de Jean Eyeghe Ndong à Ali Bongo Ondimba est un coup très dur porté à Jean Ping dont il a été ces dernières années le plus fervent soutien et le bras-droit. L’ex-premier ministre a déclaré il y a quelques jours que la stratégie suivie par Ping, consistant à nier la réalité (« l’intéressé continue à se déclarer président élu six ans après ») et à parler de politique politicienne sans jamais évoqué les préoccupations quotidiennes des Gabonais, conduisait l’opposition dans une impasse.