Gabon : En pleine déliquescence et minée par une guerre intestine de succession, l’Union nationale organise son deuxième congrès ordinaire

Le patriarche Zacharie Myboto, 82 ans, président de l'Union nationale, est au crépuscule de sa carrière politique © DR

Le président du parti, Zacharie Myboto, doit prochainement passer la main mais les prétendants à sa succession sont nombreux et s’entre-déchirent. 

« Le Bureau National vous informe de ce que, conformément à l’article 7 du Règlement Intérieur de notre Parti, l’Union Nationale tient cette année 2020 son deuxième congrès ordinaire », indique un document provenant du cabinet du secrétariat exécutif signé du Dr Minault Zima Ebeyard.

A l’occasion de ce congrès, le « rapport Général de l’exercice 2016-2020 » sera présenté, précise celui-ci. 

Ce congrès, dont la date n’a semble-t-il pas encore été fixée, intervient dans un contexte délétère au sein de ce parti d’opposition, qui s’est fait laminer lors des dernières élections législatives et a récemment subi une érosion dans ses rangs (lire notre article). Plusieurs prétendants se disputent la succession du patriarche, Zacharie Myboto, 82 ans cette année : sa fille Chantal, l’ex-ministre des Finances Charles Mba, Maxime Minault Zima Ebeyard, le seul député du parti, Casimir Oyé Mba, Paulette Missambo ou encore le très égotique Jean Gaspard Ntoutoume Ayi (lire notre article).

Les échanges aigres-doux de tout ce beau monde défraient régulièrement la chronique politique à Libreville où l’on se gausse de voir des responsables politiques laver ainsi leur linge sale, non en famille, mais sur la place publique.