
C’est en tout cas ce qu’indique l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique dans son édition à paraître cette semaine. L’ex-directeur de cabinet de la Présidence comme l’ex-tout puissant ministre des Infrastructures sont tous deux inquiétés pour des faits de corruption et détournement de fonds.
La villa qu’occupait à La Sablière, la banlieue chic de la capitale gabonaise, l’ex-directeur de cabinet de la Présidence de la République, Brice Laccruche Alihanga, avant d’être placé courant décembre sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville dans le cadre de l’opération anti-corruption Scorpion, appartenait à Magloire Ngambia, croit savoir Jeune Afrique.
L’ex-tout puissant ministre des Infrastructures avait été incarcéré en janvier 2017 dans le cadre d’une précédente opération anti-corruption, dénommée Mamba. Il est accusé de détournements de fonds publics (pour un montant présumé de 500 milliards de F CFA) et de corruption passive, dans des dossiers de construction de logements et de routes notamment liés à l’homme d’affaires italo-suisse, décédé depuis, Guido Santullo, devant la Cour criminelle spéciale.
Brice Laccruche Alihanga « avait négocié avec Denise Lelani, la compagne de Ngambia, un aménagement de peine pour le ministre déchu afin de le faire passer de la détention préventive à une résidence surveillée », indique l’hebdomadaire panafricain qui précise que c’est à cette occasion que l’ex-directeur de cabinet de la Présidence avait tenté – en vain – de racheter à Ngambia sa villa de La Sablière.
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