
C’est une première dans le fonctionnement des institutions au Gabon. Jamais un premier ministre n’avait pris aussi peu de temps entre sa nomination et son déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.
Alain-Claude Bilie-By-Nze est un homme pressé.
Quelques heures seulement après sa nomination, il annonçait la composition de son gouvernement.
Et deux semaines plus tard, il sera devant les députés pour faire sa déclaration de politique générale alors qu’il dispose, en vertu de l’article 28a de la Constitution, de 45 jours pour sacrifier à cette obligation.
Le nouveau premier ministre répond ainsi à la volonté du président Ali Bongo Ondimba qui entend faire de 2023, année électorale au Gabon, une année « pleinement utile sur le plan des politiques publiques », comme il l’a indiqué dans son discours des vœux à la Nation le 31 décembre dernier.
Le chef de l’Etat avait dit vouloir « intensifier les réformes (…) en mettant en œuvre de nouvelles mesures plus ambitieuses avec un plus fort impact sur les Gabonais et les Gabonaises ».
Alain-Claude Bilie-By-Nze applique manifestement à la lettre la consigne.







