
Cet épisode illustre les vives dissensions qui existent entre les différentes figures de l’opposition, déjà dans les starting blocks en vue de l’élection présidentielle de 2023.
C’est niet. A l’occasion de la réunion hebdomadaire, la semaine dernière, du RPM, son président, Alexandre Barro Chambrier, a sèchement écarté d’un revers de main la proposition du président des Démocrates, Guy Nzouba-Ndama, le 14 décembre dernier, d’un « gouvernement de salut national ».
A l’instar de Jean Ping, Barro Chambrier, qui s’est à nouveau rapproché ces derniers temps du patron de la CNR, estime qu’il s’agit d’ « un piège tendu par la majorité » destiné à « neutraliser l’opposition. »
Au-delà de la question de fond, ce débat révèle les fortes tensions qui existent actuellement entre les principales figures de l’opposition, en particulier entre Guy Nzouba-Ndama et Jean Ping, que tout oppose désormais. « L’ambiance est délétère », confirme un lieutenant du président des Démocrates. Ces derniers jours, les deux hommes se sont affrontés par déclarations interposées. L’enjeu pour eux est de taille : le leadership dans leur camp en vue de l’élection présidentielle de 2023.







