Gabon : « Au travail ! », lance Ali Bongo Ondimba au nouveau gouvernement

Le président Ali Bongo Ondimba entouré du nouveau gouvernement. Photo prise à la sortie du conseil des ministres ce mercredi 22 juillet 2020 dans le respect des gestes-barrières, épidémie de Covid-19 oblige © DR

Ce mercredi 22 juillet, le chef de l’Etat a présidé la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement et, dans la foulée, un conseil des ministres. L’occasion pour le numéro un gabonais de rappeler quelques règles aux membres de la nouvelle équipe gouvernementale.

Programme chargé pour le chef de l’Etat ce matin.

Après avoir présidé la cérémonie de prestation de serment des membres du nouveau gouvernement ce matin à 10 heures, Ali Bongo Ondimba a enchaîné avec un premier conseil des ministres.

Sur les réseaux sociaux, le chef de l’Etat a harangué les ministres. « Pas une minute à perdre. Au travail ! », leur a-t-il lancé dans formule inhabituelle, qui pourrait rester mémorable.

Si Ali Bongo presse le pas (la nomination du premier ministre et du gouvernement, ainsi que la tenue de la cérémonie de prestation de serment et du conseil des ministres se sont faites en une semaine), c’est parce que la crise liée au Covid-19 est là, que ses effets se font ressentir et qu’il ne peut y avoir d’atermoiements en cette période délicate.

D’où la volonté du président de la République d’avoir une équipe très compétente et musclée en matière économique (avec pas moins de trois ministres : Jean Marie Ogandaga, et son ministre délégué, Nicole Janine Lydie Roboty, épouse Mbou, à l’Economie, ainsi que Sosthème Ossoungou Ndibangoye au Budget), mais aussi « immédiatement opérationnelle », suivant la formule de son porte-parole, Jessye Ella Ekogha.

Aux membres du gouvernement, en ouverture du conseil des ministres ce matin, le chef de l’Etat a rappelé ses exigences. « Il a évoqué la triple exigence du sens des priorités avec la relance économique, de l’efficacité avec la nécessité d’obtenir des résultats visibles et tangibles, ainsi que d’exemplarité avec en particulier la probité », confie un ministre expérimenté.

« Le président de la République nous a répétés qu’il y avait urgence à agir et que pour nous, il n’y aurait ni état de grâce, ni période de rodage et que ceux qui traînerait la patte serait écarté », confesse un autre.

Les membres du gouvernement sont prévenus. Tout écart de conduite, mais également toute procrastination sont à bannir.