
Jean Eyeghe Ndong fait partie des officiels qui ont accueillis le président de la République ce jeudi 6 avril en fin d’après-midi à son arrivée à l’aéroport de Port-Gentil.
« La présence de Jean Eyeghe Ndong est symbolique à deux titres au moins. D’une part, c’est un ancien premier ministre, ce qui lui confère un statut particulier. D’autre part, et surtout, il a été le bras droit de Jean Ping et sa tête pensante durant sa campagne. Son retour récent au PDG, à quelques mois de la présidentielle, est une sacrée prise de guerre pour Ali Bongo Ondimba », explique un professeur en science politique de l’UOB.
Dernier premier ministre d’Omar Bongo Ondimba, Jean Eyeghe Ndong, après avoir soutenu Jean Ping en 2016, s’est rapproché du président Ali Bongo Ondimba à partir de 2021. En mars 2022, il est nommé Haut-commissaire à la République. Un poste d’attente pour beaucoup qui le voit déjà à la mairie de Libreville. Fin février dernier, il officialise son retour au sein du Parti démocratique gabonais, tout en réaffirmant qu’il soutiendra le chef de l’Etat s’il est candidat à sa réélection. Une hypothèse qui fait peu de doutes.
Pour les observateurs, le retour de Jean Eyeghe Ndong au sein de la majorité – comme ceux avant lui de René Ndemezo’o Obiang, Frédéric Massavala Maboumba ou Féfé Onanga, tous d’anciens compagnons de route de Jean Ping – est le signe d’un délitement de l’opposition. Profondément divisée et sans véritable leader ni programme, elle aborde en très mauvaise posture les échéances électorales de 2023 (présidentielle, législatives et locales).







