
La concertation « pour des élections aux lendemains apaisés », clos par le président Ali Bongo Ondimba ce jeudi 23 février, a débouché sur une série de propositions. Bien qu’étant le fruit d’un consensus entre la majorité et l’opposition, elles n’en sont pas moins audacieuses en ce qu’elles permettent de réformer, non pas de manière cosmétique, mais en profondeur le système électoral gabonais. Pris dans leur ensemble, ces propositions visent à simplifier, à rendre plus inclusif et moins coûteux pour les finances publiques le processus électoral au Gabon.
La Libreville a eu accès à ses propositions. En voici les principales :
- alignement de tous les mandats et harmonisation de leur durée (président, sénateurs, députés, élus locaux) (objectifs : simplification, meilleure lisibilité et cohérence)
- non limitation de tous les mandats politiques (objectif : laisser aux électeurs le soin de décider)
- adoption d’un seul tour pour toutes les élections (objectifs : harmonisation, simplification, économie budgétaire et recherche d’efficacité ; « moins de temps pour les élections, c’est plus de temps pour l’action »)
- passage de 18 à 30 ans pour âge d’éligibilité pour le président de la République
- passage de 40 à 35 pour les sénateurs
- passage de 20 millions à 10 pour l’élection présidentielle (objectif : faire des économies)
- passage de 500 à 350.000 pour les élections législatives et sénatoriales (idem)
- passage de 350 à 200 mille pour élections locales (idem)
- nomination équitable des sénateurs par le président de la République (majorité / opposition) (objectif : rendre la démocratie gabonaise plus consensuelle)
- délai d’enrôlement de 45 à 30 jours (objectifs : gain de temps, réduction des coûts ; « l’argent économisé peut être affecté aux priorités sociales, économiques, territoriales »).







