
Les élections législatives (1er tour) auront lieu le 6 octobre prochain, en même temps que les élections locales (tour unique). Le second tour des législatives aura lieu, quant à lui, le 27 octobre. C’est ce qu’a annoncé ce lundi à Libreville le président du Centre gabonais des élections (CGE), Moïse Bibalou Koumba.
Elles étaient très attendues. Elles ont fini par arriver. Et manifestement, cette date arrange tout le monde au sein de la classe politique gabonaise, majorité et opposition confondues, comme l’explique un professeur en science politique de l’Université Omar Bongo (UOB).
« Cette date satisfait l’ensemble de l’échiquier politique pour trois raisons. D’abord, elle laisse un temps suffisant aux candidats pour faire campagne, ce qu’aurait empêché une date trop rapprochée. Ensuite, les élections locales seront organisées en même temps, ce qui correspond à une revendication largement partagée au sein de la classe politique gabonaise, tous bords confondus. Enfin, et ça n’est pas à minorer dans le contexte actuel marqué par une volonté de retour à l’équilibre des comptes publics, les élections couplées permettront à l’Etat mais aussi aux partis d’économiser beaucoup d’argent. Sans parler du fait que concentrer plusieurs élections sur une même date permet de ne pas bloquer trop longtemps l’activité économique qui est toujours plus au moins impactée en cas d’élections », explique cet universitaire.
Une date ni trop proche, ni trop éloignée
Du côté du PDG, le parti au pouvoir, on se dit satisfait de la date du 6 octobre qui permet de prendre le temps nécessaire pour faire une bonne campagne. On rappelle également que « de bonnes élections ne se jouent pas seulement le jour du vote. Il est important d’avoir le temps nécessaire de faire connaître son programme aux électeurs et de les convaincre », ajoute-t-on.
Même son de cloche du côté de l’opposition. Par la voix de l’un de ses responsables, le Rassemblement Héritage et Modernité d’Alexandre Barro Chambrier s’est dit « soulagé par cette date ni trop proche ni trop éloignée » et « déterminé à jeter toutes ses forces dans la bataille électorale », rappelant que « c’est par les urnes qu’il faut prendre le pouvoir ». Idem du côté de l’Union Nationale (UN), le parti de Zacharie Myboto et de Casimir Oye Mba où l’on relève qu’« il est plus pratique pour les partis politiques de faire campagne à l’occasion d’élections couplées car cela permet d’optimiser les dépenses électorales ».
Les différents partis politiques savent désormais à quoi s’en tenir sur le plan du calendrier. La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 20 août à 18 heures. L’ouverture de la campagne du premier tour des législatives et du tour unique des locales aura lieu du 25 septembre au 5 octobre. La campagne électorale pour le second tour des législatives se déroulera, quant à elle, du 13 au 26 octobre.
Les élections législatives permettront au Gabon de retrouver une assemblée nationale dissoute le 30 avril dernier sur décision de la Cour constitutionnelle pour dépassement de la durée de son mandat et qui a vu ses pouvoirs être temporairement transférés depuis au Sénat. Quant aux élections locales, elles permettront de renouveler les conseillers municipaux et départementaux qui éliront à leur tour les maires et leurs adjoints, ainsi que les sénateurs.







