
Hier jeudi 16 juillet, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a nommé Rose Christiane Ossouka Raponda au poste de premier ministre. Une première dans l’Histoire du pays où les femmes ont peu à peu conquis toutes les sphères du pouvoir.
Hier fut une journée historique au Gabon. Pour la première fois de son Histoire, une femme est devenue premier ministre. Il s’agit de Rose Ossouka Raponda qui, en 2014, est également devenu la première femme maire de la capitale, Libreville, qui concentre 70 % de la population totale du pays.
Avec la nomination de Rose Christiane Ossouka Raponda comme premier ministre, le Gabon renforce son appartenance au groupe de tête des pays africains où la parité est la plus forte dans les plus hautes fonctions publiques. Le deuxième personnage de l’Etat, le président du Sénat, est une femme (Lucie Milebou Aubusson), de même que le président de la Cour constitutionnelle (Marie Madeleine Mborantsuo).
A l’issue des élections législatives d’octobre 2018, un grand nombre de femmes ont fait leur entrée à l’Assemblée nationale, permettant ainsi au pays de se rapprocher de son objectif de parité. Dans le même esprit, 4 des gouverneurs des 9 provinces du pays sont aujourd’hui des femmes. Enfin, le gouvernement gabonais compte en son sein une ministre chargée de la Promotion des femmes (poste occupé par Prisca Nlend Koho).
Même chose du côté de la haute administration où on ne compte plus les femmes directrices générales. Un mouvement qui essaime même au sein du secteur privé. BGFIBank, la principale banque du pays, compte une majorité de femmes à la tête de ses différentes filiales.
Un résultat issu d’une politique volontariste menée au plus haut niveau. Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a décrété les années 2015-2025 année de la décennie de la femme au Gabon, une cause par ailleurs chère à son épouse, Sylvia Bongo Ondimba, dont la Fondation est très active en ce domaine.







