
Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.
LES TOPS
Ali Bongo Ondimba. Semaine à nouveau chargée pour le président de la République. Après avoir célébré mardi le début du mois de Ramadan et reçu mercredi sa seconde dose de vaccin, il a inauguré jeudi une station de potabilisation de l’eau située sur la commune de Ntoum qui permettra de desservir près de 200 000 personnes dans le Grand Libreville et réduire par la même le déficit hydrique de près de 50 % (lire notre article). Au Gabon l’époque des éléphants blancs et définitivement révolue.
Sylvia Bongo Ondimba. A l’occasion de la Journée de la femme gabonaise ce samedi, la première dame a publié une tribune remarquée dans laquelle elle appelle, avec tact et subtilité, les parlementaires à adopter sans faillir les « projets de loi inédits réformant le code civil, le code pénal et le code du travail » qui, souligne-t-elle, « consacrent des innovations fortes en faveur de la protection, de l’intégration et de l’émancipation des femmes » (lire l’intégralité de cette tribune ici). Si le Gabon a beaucoup progressé ces dernières années en matière de promotion des droits des femmes et d’égalité homme-femme, il le doit dans une large mesure à la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, très engagée sur le sujet.
Félix Andy Makindey-Nze Nguema. Nommé lors du dernier Conseil des ministres, le nouveau directeur général de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) a été officiellement installé à son poste mardi. Il hérite d’une entreprise étatique « sensible » dont il devra redresser les comptes, augmenter la capacité de stockage et améliorer la fourniture de produits pétroliers à l’intérieur du pays. Autant de challenges que son expérience et sa parfaite connaissance des rouages de cette maison devraient l’aider à relever (lire notre article).
LES FLOPS
Charles M’Ba. En déclarant à demi-mot sa candidature à la présidentielle de 2023 dans une interview accordée cette semaine à l’hebdomadaire Jeune Afrique, l’ancien ministre délégué aux Finances d’Omar Bongo Ondimba, aujourd’hui cadre de L’Union Nationale, a semé la zizanie dans les rangs de l’opposition dont il prétend pourtant faire l’unité (lire notre article).
Paulette Missambo. Celle qui se rêve présidente de l’Union Nationale est forcée d’en rabattre. Ce parti d’opposition, dirigé jusqu’à présent par Zacharie Myboto, est en passe d’imploser, miné par les ambitions internes (Chantal Myboto, Maxime Minault Zima Ebeyard, Casimir Oyé Mba ou encore le très égotique Jean Gaspard Ntoutoume Ayi ambitionnent également d’être président). Sans compter ceux qui annoncent leur candidature à l’élection présidentielle sans concertation aucune avec la direction du parti, à l’instar de… Charles M’Ba qui n’a pas fait mystère cette semaine de ses aspirations.
Dagobert Essono Nguéma. Ce sous-préfet du district de Bikondom (Bitam) a été condamné mercredi par le tribunal de première instance d’Oyem à trois ans de prison et de 200 000 francs d’amende dans une obscure affaire de faux actes de naissance. Sa secrétaire particulière, Nina Mengue-Abessolo, a subi le même sort. Localement, l’affaire a fait grand bruit. Elle est le signe que la justice passe au Gabon.







