« Affaire Wally » : La réponse judiciaire très ferme du Gabon

Le procureur de la République, Olivier Nzahou, veut une réponse très ferme dans l'affaire Wally qui défraie la chronique au Gabon © DR

Quelques jours après la révélation des faits, le procureur de la République a annoncé mercredi qu’un mandat d’arrêt international avait été lancé contre Alexis Ndounale, le prédateur sexuel présumé, actuellement en fuite. Certains de ses complices ont été placés sous mandat de dépôt. 

C’est un affaire sordide. Celle d’un réseau pédophile exploitant sexuellement des filles mineures dont des hommes fortunés auraient acheté la virginité.

Sur la chaîne de télévision Gabon 1ère, le 23 octobre, Olivier N’Zahou, le procureur de la République, a déclaré que plusieurs personnes, au premier rang desquelles Alexis Ndouna, présenté comme la tête de réseau, avait été inculpée de proxénétisme, de viol sur mineur et de mise en danger de la vie ou la santé d’autrui.

Il s’agit d’Alexis Ndouna, Amanda Abiaghé, Adèle Aude Ngo Abiaghé, Roxane Rolline Nzé Nkoghe et Laurice Azouadelly Andeme, actuellement tous en fuite.

« Un mandat d’arrêt international à l’encontre du dénommé Alexis Ndouna a été requis », a précisé Olivier N’Zahou. « Quel que soit le lieu où il se trouve, les services d’Interpol sont censés nous le ramener afin qu’il réponde de ses actes, car force doit demeurer toujours à la loi », a-t-il assuré, indiquant par ailleurs que d’autres complices de ce réseau de proxénétisme ont été placés sous mandat de dépôt.