Accident ferroviaire au Gabon : le conducteur de la draisine n’aurait pas respecté la limitation de vitesse

Patrick Claes, le DG de la Setrag (à droite), aux côtés du ministre des Transports, Julien Ndoundangoye @ Setrag/Facebook

C’est ce qu’a affirmé le directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) à la Radio gabonaise suite à l’accident survenu samedi 9 mars au matin sur la voie ferrée aux alentours du PK16 vers Nkok. 

Livrant les premières constatations de l’enquête en cours, Patrick Claes, le directeur général de la Setrag a indiqué qu’un premier train, commercial, propriété de la COMILOG, avait quitté Owendo à destination de Ntoum aux environs de 4 heures du matin. Celui-ci ayant eu des ennuis mécaniques, il s’est arrêté sur la voie avant la gare de Ntoum. Une heure après son départ de la gare d’Owendo, le train de la COMILOG a été suivi d’un convoi composé de trois draisines sorties des ateliers de réparation d’Owendo.

Selon le DG de la Setrag, un tel convoi aurait dû circuler dans des conditions strictement réglementées conformément au règlement général de sécurité. Ce règlement, a-t-il indiqué, « stipule que lorsqu’on engage des draisines, à la suite d’un premier convoi dans un même canton, le pilote, doit observer une marche à vue ». Ce qui signifie qu’il doit « adapter sa vitesse pour lui permettre à tout moment de s’arrêter devant un obstacle ». En tout état de cause, le Code précise que le conducteur ne peut excéder 30 km /h, ce qui n’aurait pas été le cas en l’espèce.

Conséquence : la première des trois draisines s’est enfoncée dans le dernier wagon du train commercial de la COMILOG aux alentours du PK16. Quatre personnes ont été blessées : le pilote et trois autres agents de la draisine. lls ont rapidement été pris en charge à l’hôpital militaire. Aucun mort heureusement n’est à déplorer. D’importants dégâts matériels, en revanche, ont été constatés.

Afin de prévenir pareil accident à l’avenir, le DG de la Setrag a évoqué deux mesures : le remplacement progressif des draisines (non bridées et pouvant atteindre 70 à 80 km/h) par des engins railroutes bridés à 30 km/h et la révision des procédures de sécurité. Il s’agirait désormais « de n’autoriser les draisines à prendre la voie que lorsque nous sommes assurés qu’il y a des travaux de voies à effectuer dans le canton concerné », a indiqué Patrick Claes.