
Des pirates ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche 22 décembre quatre navires en rade de Libreville tuant un commandant de bord gabonais et enlevant quatre employés chinois.
Ces attaques sont survenues dans l’Estuaire du Gabon, en rade de Libreville, une zone habituellement préservée des incursions pirates bien que située dans le golfe de Guinée, nouvel épicentre de la piraterie maritime mondiale.
Le Golfe de Guinée, qui s’étend des côtes du Sénégal à celles de l’Angola en passant par celles du Nigeria, sur 5.700 km, est devenu ces dernières années un repaire de pirates et le nouvel épicentre de ce type d’attaques, pillages de navires et kidnappings contre rançons, supplantant sur ce plan le Golfe d’Aden.
Sur les neuf premiers mois de l’année, le golfe de Guinée a concentré 82 % des enlèvements d’équipages dans le monde, selon le Bureau maritime international (BMI).
Menace imprévisible
Le Gabon, dont l’armée est l’une des mieux équipées et des mieux entraînées sur le continent africain, a, dès l’alerte donnée dimanche aux environs de 3 heures du matin, mis en place un dispositif exceptionnel, engageant d’importants moyens tant humains que techniques.
Le porte-parole de la Présidence, Jesssye Ella Ekogha, tout en rappelant que « toutes les mesures ont été prises pour sécuriser les populations et les biens » a insisté sur « l’importance d’une collaboration étroite avec les pays alliés afin de lutter efficacement contre la menace terroriste » qui « frappe partout et de façon imprévisible non seulement en Afrique, mais dans le reste du monde ».
Dès dimanche également, Le Procureur de la République de Libreville a ouvert une enquête. La traque des pirates, elle, continue.
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